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ET SI LE MANQUE AVAIT UNE AUTRE DESTINATION ?

9 septembre 2026 1 lecture

À mon retour du Mandela Washington Fellowship, je pensais que les opportunités professionnelles allaient enfin s’ouvrir. Pourtant, les mois passaient et je restais sans emploi. J’ai alors décidé de transformer ce manque en quelque chose de constructif, jusqu’à lancer mon premier e-book et préparer un projet qui me tenait particulièrement à cœur. Mais comment allais-je le réaliser sans financement ?

Après le Mandela Washington Fellowship, je suis rentrée en Côte d’Ivoire avec énormément de souvenirs, d’apprentissages et de nouvelles perspectives. Je revenais avec une énergie nouvelle, des idées plein la tête et surtout l’envie de faire quelque chose de cette expérience.


Au début, mon corps, lui, avait encore besoin de temps pour retrouver son rythme. Je souffrais encore du décalage horaire et je dormais beaucoup plus que d’habitude. Il m’arrivait de me réveiller vers midi, voire 14 heures GMT. Puis, petit à petit, mon rythme s’est réajusté et j’ai commencé à reprendre mes habitudes.

Un ou deux mois après mon retour, j’ai commencé à organiser des partages d’expérience avec différents organismes et associations. J’avais envie de transmettre ce que j’avais appris, de raconter mon expérience et de montrer à d’autres jeunes qu’il existait des possibilités qu’ils ne connaissaient peut-être pas encore.

Mais, au fond, j’avais aussi une autre ambition. Je voulais me faire connaître, créer des relations et progressivement construire un réseau autour de ce que je faisais et de ce que je voulais accomplir.


Pourtant, malgré cette expérience exceptionnelle, une réalité était toujours là lorsque je suis rentrée : je n’avais pas de travail.

Pour être honnête, je pensais que l’obtention de cette magnifique bourse allait peut-être m’ouvrir rapidement des portes professionnelles. Après tout ce que j’avais vécu, après les rencontres, les formations et les nouvelles compétences acquises, je pensais que les choses allaient naturellement s’enchaîner.

Mais les mois passaient… et toujours rien.


Au début, cette situation était difficile à accepter. J’avais vécu une expérience internationale extraordinaire, j’avais appris, développé mon réseau et découvert de nouvelles possibilités, mais je me retrouvais encore face à la même réalité : je cherchais toujours ma place sur le marché du travail.

Alors, plutôt que de rester concentrée sur ce que je n’avais pas, j’ai décidé de regarder davantage ce que j’avais entre les mains.


J’avais une expérience à partager. J’avais des compétences. J’avais des idées. J’avais aussi cette envie de continuer à apprendre et de contribuer autour de moi.

J’ai donc continué mes projets communautaires, mes partages d’expérience et mes différentes activités. J’encourageais certaines personnes à croire davantage en leur potentiel, je participais à des formations et, de mon côté, je continuais également à apprendre.


Peu à peu, j’ai compris quelque chose : le manque ne disparaît pas toujours immédiatement, mais on peut parfois apprendre à en faire quelque chose.

C’est dans cette dynamique que j’ai écrit mon tout premier e-book, consacré à plus de 60 opportunités internationales. L’idée était simple : partager des opportunités que j’aurais moi-même aimé connaître plus tôt et aider d’autres jeunes engagés dans des associations ou des organismes à découvrir des possibilités qu’ils pourraient, à leur tour, saisir.


En écrivant cet e-book, je me suis rendu compte que ce que je vivais pouvait aussi servir à quelqu’un d’autre. Mon expérience ne devait pas rester uniquement une histoire personnelle. Elle pouvait devenir une ressource pour d’autres.

Mais au fond de moi, je savais que tout cela n’était pas le but final.

J’avais un projet.


Un projet qui me tenait particulièrement à cœur et pour lequel j’avais justement fait le Mandela Washington Fellowship.

Je savais qu’à mon retour en Côte d’Ivoire, je devais le lancer. Je ne voulais plus attendre indéfiniment les conditions parfaites, le financement idéal ou le moment où tout serait enfin réuni.


J’avais décidé d’avancer avec ce que j’avais.

Avec financement ou sans financement.

Avec toutes les ressources nécessaires ou avec les moyens du bord.

Je savais simplement une chose : cette fois, je devais commencer.

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