Lire mon histoire
Des chapitres de vie, partagés avec sincérité, pour t'inspirer et te relever.
Née dans une famille modeste et dans un contexte familial complexe, j’ai grandi pendant quatorze années auprès de ma tante, devenue bien plus qu’une figure maternelle pour moi. Malgré ses moyens limités, elle a fait de mon éducation une priorité et m’a offert l’amour et la sécurité dont j’avais besoin. Puis sa maladie a progressivement bouleversé notre quotidien, jusqu’à sa disparition. Cette épreuve a profondément marqué mon enfance...
Après le décès de ma tante, je suis retournée vivre chez ma mère pour poursuivre mes études. Mais cette nouvelle vie n’a pas été aussi simple que je l’imaginais. Entre une relation difficile avec ma mère, les difficultés financières, la solitude et les exigences du lycée, ces années ont profondément marqué mon adolescence. Pourtant, au milieu de toutes ces épreuves, une rencontre inattendue allait changer une partie de ma trajectoire...
Après mon baccalauréat en 2017, j’ai rejoint l’Université Félix Houphouët-Boigny pour étudier l’anglais. Entre difficultés, premières expériences professionnelles, nouvelles rencontres et engagement associatif, ces années m’ont progressivement permis de découvrir qui j’étais et ce que je voulais réellement devenir. À l’époque, je rêvais de devenir docteure en littérature américaine… sans savoir que mon parcours allait prendre une tout autre direction.
Mon parcours n’a pas toujours suivi la direction que j’avais imaginée. Venue des lettres, j’ai découvert à travers le bénévolat de nouvelles compétences, notamment la communication et l’informatique. Ces expériences m’ont appris qu’un parcours n’est jamais complètement tracé et qu’une simple opportunité peut parfois ouvrir la voie vers un nouvel avenir.
Après mon Master 2, j’ai connu deux années d’enseignement, puis une longue période de chômage où les refus, les difficultés financières et les tensions familiales ont profondément marqué ma vie. Dans cette période d’incertitude, ma foi, mes projets et l’espoir m’ont permis de continuer à avancer. Avec le recul, je comprends que certaines périodes de silence ne signifient pas que tout est terminé. Parfois, il faut simplement apprendre à tenir jusqu’à ce que la marée remonte.
Après avoir quitté mon premier emploi, j’ai traversé plusieurs années de chômage, de recherches infructueuses, d’échecs et d’incompréhensions. Entre les difficultés financières, les tensions familiales et les questions sur mon avenir, j’ai parfois eu l’impression d’être submergée. Pourtant, au milieu de cette période difficile, j’ai continué à m’accrocher à Dieu, à mes projets et à cette petite voix qui me disait de ne pas abandonner...
À une période où je me sentais perdue, sans emploi et de plus en plus isolée, l’engagement communautaire est devenu une manière de sortir de chez moi, de rencontrer des personnes et de continuer à apprendre. Je ne savais pas encore que ces activités, ces rencontres et ces formations allaient progressivement transformer mon parcours. Une candidature allait notamment m’ouvrir une porte que je n’aurais jamais imaginé franchir…
À mon retour du Mandela Washington Fellowship, je pensais que les opportunités professionnelles allaient enfin s’ouvrir. Pourtant, les mois passaient et je restais sans emploi. J’ai alors décidé de transformer ce manque en quelque chose de constructif, jusqu’à lancer mon premier e-book et préparer un projet qui me tenait particulièrement à cœur. Mais comment allais-je le réaliser sans financement ?
Petite, ma tante m’apprenait déjà à partager ce que j’avais. Des années plus tard, cette leçon a pris une autre forme. En observant les difficultés de certains jeunes, j’ai commencé à réfléchir à ce que je pouvais leur transmettre à mon tour. C’est ainsi qu’est né Tech Bridge Center. Mais comment passer d’une idée à un véritable projet avec des moyens limités ?